Ambassade de France en Moldavie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ambassade de France en Moldavie
Drapeau de la France
France
Lieu 6 strada Vlaicu Pîrcălab
Chișinău 2009
Coordonnées 47° 00′ 59″ nord, 28° 49′ 36″ est
Ambassadeur Pascal Le Deunff (en)
Nomination
Site web https://md.ambafrance.org/-Francais-
Géolocalisation sur la carte : Moldavie
(Voir situation sur carte : Moldavie)
Ambassade de France en Moldavie

Voir aussi : Ambassade de Moldavie en France

L’'ambassade de France en Moldavie est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République de Moldavie. Elle est située à Chișinău, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2017, Pascal Le Deunff.

Ambassade[modifier | modifier le code]

L'ambassade est située à Chișinău. Elle accueille aussi une section consulaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les échanges entre Français et Moldaves datent de la période de la Renaissance, avec la présence de marchands français tel Pierre Lescalopier en 1574 dans les principautés danubiennes, dont celle de Moldavie. Les boyards moldaves avaient souvent aussi ds majordomes, gouvernantes et précepteurs français, et des secrétaires français assistaient les princes régnants moldaves ; les étudiants moldaves furent, à Paris, en constante augmentation du XVIIe au XIXe siècle.

Au milieu du XVIIIe siècle, le diplomate Claude-Charles de Peyssonnel, consul de France à Smyrne, proposa l'ouverture d'une représentation française auprès de la principauté de Moldavie, mais ce n'est qu'en 1798 que fut ouvert un vice-consulat à Iași, dépendant de l'ambassadeur français à Constantinople, puisque la Moldavie était vassale de la « Sublime Porte ».

En 1856, alors que la moitié orientale du territoire moldave forme le « gouvernement de Bessarabie », possession de l'Empire russe depuis le Traité de Bucarest (1812), le Traité de Paris met un terme à la guerre de Crimée (commencée en 1853) et oblige l'Empire russe à rendre à la principauté de Moldavie la Bessarabie méridionale[1]. En 1859, les principautés danubiennes de Moldavie et Valachie s'unissent pour former les Principautés unies de Moldavie et de Valachie qui prennent en 1866 le nom de „Roumanie”. Arguant de ce changement, l'Empire russe ne s'estime plus lié par les obligations du traité de Paris de 1856 et, après la guerre russo-turque de 1877-1878, exige de son alliée la Roumanie la restitution de la Bessarabie méridionale.

D'âpres négociations ont lieu au Congrès de Berlin entre la France, la Prusse, l'Autriche, l'Empire britannique, l'Empire russe et l'Empire ottoman : la Russie obtient satisfaction. Les Moldaves, qui n'étaient pas admis à participer aux négociations du Congrès de Berlin, y sont officieusement représentés par Victor Place, alors consul français à Iași, la métropole moldave. Il n'y a plus ensuite de relations officielles entre la France et la Moldavie, parce que cette dernière a laissé place en 1812 à la Russie sur la rive Est (gauche) de la rivière Prut, et en 1859 à la Roumanie sur la rive Ouest (droite) de cette rivière.

L'éphémère république démocratique moldave de 1917-1918 n'a de relations qu'avec la mission française Henri Berthelot qui aide alors l'armée roumaine à repousser les offensives de la République soviétique d'Odessa et à empêcher la concrétisation de la République socialiste soviétique de Bessarabie : cela n'a rien d'officiel[2]. C'est avec l'Union des républiques socialistes soviétiques que la France entretient des relations diplomatiques par la suite, la République socialiste soviétique de Moldavie étant l'une d'elles à partir de 1940 (grâce au pacte germano-soviétique).

La dislocation de l'URSS et sa transformation en Communauté des États indépendants amène la France à établir une ambassade à Chișinău, la capitale moldave, en 1992. La Moldavie, à son tour, entretient une ambassade en France depuis la visite d'État à Paris du président moldave Petru Lucinschi[3].

Ambassadeurs de France en Moldavie[modifier | modifier le code]

De A Ambassadeur
1992 1996 Pierre Morel[4]
1996 1999 Serge Smessow[5]
1999 2003 Dominique Gazuy-Fromaget
2003 2007 Edmond Pamboukjian
2007 2011 Pierre Andrieu
2011 2014 Gérard Guillonneau
2014 2017 Pascal Vagogne[6]
2017 auj. Pascal Le Deunff[7]

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Consulat[modifier | modifier le code]

Communauté française[modifier | modifier le code]

Au , 90 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Moldavie[8].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004
----
2005 2006 2007 2008
--6365
2009 2010 2011 2012
788710299
2013 2014 2015 2016
90879490
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016)

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis la loi du [9] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'une circonscription recouvrant la Moldavie et la Roumanie élisent pour six ans trois conseillers consulaires. Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, la Moldavie appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de Moscou[10], comprenant aussi l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, la Russie, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ukraine, et désignant un siège. La Moldavie appartient désormais à la circonscription électorale « Europe centrale et orientale » dont le chef-lieu est Varsovie et qui désigne trois de ses 19 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[11].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, la Moldavie dépend de la 11e circonscription.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orlando Figes, (en) The Crimean War : A History, Picador, New York 2012, (ISBN 9781250002525), p. 413-414.
  2. Paragraphes sur la mission Berthelot dans l'article « Campagne de Roumanie » in : Jean-Claude Demory, Stéphane Ferrard, Louis Klein, Cédric Neau et Serge Zeyons, Encyclopédie de la Première Guerre mondiale, Chêne - EPA Hachette livres, janvier 2014 (1re éd. 2008).
  3. Déclaration de M. Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, sur la coopération culturelle, linguistique et scientifique entre la France et la Moldavie, et sur la prochaine admission de la Moldavie au groupe des pays ayant le français en partage, Paris le 8 septembre 1997, sur vie-publique.fr.
  4. En résidence à Moscou.
  5. Premier ambassadeur en résidence.
  6. Décret du 17 juillet 2014, JORF du 19 juillet 2014.
  7. Décret du 28 septembre 2017, JORF du 30 septembre 2017.
  8. Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2016.
  9. Loi no 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France sur Légifrance.
  10. Décret no  2005-552 du 24 mai 2005.
  11. Élections 2014 - découpage mondial par circonscription AFE, sur le site du ministère des Affaires étrangères.